La France, grâce à ses départements, régions et collectivités d’outre-mer (Guyane, Nouvelle-Calédonie, Guadeloupe, Martinique, Mayotte, etc.) concentre plus de 100 000 ha de mangroves. Souvent considérées – à tort – comme des milieux insalubres et sans valeur, les mangroves ont au contraire un rôle important dans l’économie littorale grâce aux nombreux services écosystémiques qu’elles fournissent : production de bois et de ressources halieutiques, support des activités touristiques, protection de la côte, épuration des eaux, stockage du carbone, biodiversité riche, etc.

Pour protéger ces espaces fortement menacés par les pressions humaines, le Conservatoire du littoral et ses partenaires se sont engagés dans une dynamique d’acquisition foncière et de gestion des mangroves en outre-mer, en concertation avec les collectivités locales concernées. Pour appuyer cette stratégie, le Conservatoire du littoral a confié a Vertigo Lab la mission d’évaluer les bénéfices associés à la protection des mangroves de Guyane, Guadeloupe, Martinique, Mayotte et Saint-Martin pendant 25 ans. Ces bénéfices sont notamment liés au maintien (voire au renforcement) des services écosystémiques produits, qui seraient réduits si la dégradation de ces milieux se poursuivait. Les résultats de l’étude de Vertigo Lab ont été présenté le 01 juin à l’Assemblée Nationale aux élus ultramarins, en présence de Barbara Pompili, secrétaire d’Etat à la biodiversité. Ils ont également donnés lieu à la soumission d’un article de recherche qui permettra de faire avancer les connaissances sur les bénéfices d’une bonne gestion de ces écosystèmes exceptionnels.

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